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Crise du logement : Près de 100 000 français sont contraints de vivre dans un mobil-home

Dernière mise à jour : 14 oct.

La Fondation Abbé Pierre estime qu'au moins 70 000 personnes vivent dans un camping à l'année. Les profils sont tous différents, on y retrouve des femmes seules avec enfants, d'anciens SDF, des ouvriers en déplacement réguliers… Différents mais pas totalement, la précarité, malheureusement, les unis.

Au moins 70 000 personnes vivent dans un camping à l'année.

Qui sont ces Français qui vivent dans des campings à l'année ?


Le camping à l’année est un amortisseur de la crise du logement, donc tout le monde est concerné. Les habitants des campings à l’année sont souvent des personnes en grande précarité qui n’ont pas de solution de repli. Pour elles, les mobil-homes et les caravanes sont un moindre mal.


S’il est très difficile de réaliser des statistiques précises, la Fondation Abbé Pierre a néanmoins noté que certaines catégories de personnes étaient davantage présentes.


C’est le cas notamment d'anciens hommes sans domicile fixe. Les terrains de camping sont des lieux pour se resocialiser et surtout pour reprendre contact avec quelques contraintes. Il leur est ainsi possible de dormir dans des conditions plus « acceptables » et ils n’ont qu’un loyer hebdomadaire ou mensuel à payer au gérant pour disposer d’un certain nombre de commodités comme l’eau chaude et l’électricité.


Mais c'est aussi le cas des jeunes précaires qui n'ont pas les moyens de cumuler études et logement. Des femmes seules avec enfants sont aussi affectés par le logement au camping.


Des prix dérisoires par rapport au prix d'une maison en dur


Des bungalows haut de gamme et leur terrain peuvent être achetés pour deux fois moins qu'un appartement. C'est donc une solution non négligeable pour les petites bourses.


C'est le cas de Karen, agente d'entretien avec 800 euros de salaire, la jeune mère de famille ne pouvait pas envisager d'acheter une maison ou un appartement. Les 600 euros de loyer du mobil-home pèsent déjà très lourd dans son budget. Le délai d'attente pour un logement social était trop long, trois ans en moyenne en France. Karen considère son mobil-home comme une planche de salut. "Un renouveau, une renaissance", souffle-t-elle.


Des inconvénients insensés


En réalité, il est interdit par la loi d'avoir un camping pour domicile principal, sauf si celui-ci a le statut de "parc résidentiel de loisirs". Ce qui génère des situations ubuesques : les locataires permanents des campings sont obligés de quitter les lieux une fois par an.


Les résidents permanents des campings sont en effet soumis aux mêmes règles que les autres touristes, comme les horaires de fermeture du site ou le paiement de la taxe de séjour. Et la pression sur ce type de locataires s'accroît : les places vacantes sont devenues très rares, et il est beaucoup plus rentable de louer à des touristes sur des courts séjours.


Le besoin d'accès au logement est toujours aussi grand, alors pour proposer votre logement grâce à la location solidaire, avec tous les avantages qui vont avec, afin d'aider ces personnes en situation de précarité, c'est par ici.